mars 2007
Archive mensuelle
Archive mensuelle
Le fil de presse 23:02
(www.lefildepresse.com) C’est en effectuant le ménage de la chambre à coucher de son fils de 16 ans disparu depuis deux jour que Thérèse Montcalm eu la terrible surprise de tomber sur une note de suicide que ce dernier a laissé. « Je fus horrifiée par ce qui était écrit, » raconte la mère éprouvée. « Je n’avais aucune idée que Maxime écrivait si mal. »
Dans les minutes qui suivirent la découverte de la lettre, madame Montcalm s’est immédiatement dirigée à l’école Calixa Lavallée où étudie son fils. Entrant en trombe dans le bureau du directeur Réjean Bineau, elle lui montra la note. « Est-ce ainsi que vous éduquez les élèves de votre école ? Ce que Maxime a rédigé serait acceptable pour un étudiant de première année mais je trouve cela aberrant qu’il n’écrive pas mieux que cela rendu au secondaire ! »
Le directeur a accepté de rencontrer Le fil de presse pour discuter de la note qui disait : “Cherche moé po. Je pu capabe. Je va me fair pété la cervel”. Ce dernier s’est empressé de défendre ses professeurs. « Je ne crois pas qu’une seule chose soit à blâmer pour ce triste incident. J’y vois une combinaison de la réforme scolaire et du phénomène Internet où les habitués écrivent de façon phonétique. »
Réjean Bineau est d’avis que mettre un terme à ses jours est l’une des plus importantes décisions auxquelles doit faire face un adolescent. Trouver de mauvaises conjugaisons ou un manque de ponctuation sur une note de suicide ne fait qu’ajouter au calvaire que subissent déjà les parents.
Cet incident n’est pas un cas isolé, nous raconte le directeur. « L’an dernier une mère d’une élève du secondaire 4 se dirigeait vers la chambre de sa fille pour la réveiller et avait trouvé une note de collée sur la porte fermée. Elle avait lancé un cri d’horreur en lisant le message écrit avec de l’encre rose sur du papier vert. De l’encre rose pour une note de suicide ! Et l’écriture de sa fille était complètement illisible ! »
« Je recommande aux parents qui soupçonnent leurs enfants d’avoir des tendances suicidaires de les inscrire à nos cours de récupération, » explique le directeur Bineau. « Il faut que nous puissions rehausser leurs compétences en grammaire et en orthographe avant qu’il ne soit trop tard. »
Le fil de presse 0:17
(www.lefildepresse.com) Dans un effort audacieux pour ravir des téléspectateurs à leur concurrent de Radio-Canada, TVA a annoncé hier que la vedette du feuilleton populaire “Le TVA de 18h”, Pierre Bruneau, ne survivra pas la saison 2007-2008.
La façon qui sera utilisée pour tué le personnage ainsi que la date exacte à laquelle cela aura lieu est un secret bien gardé pour l’instant. Des rumeurs persistantes en provenance du milieu artistique veulent que Bruneau périsse tragiquement lors d’un incendie dans la salle de nouvelle ou que les feuilles qu’il consulte pendant son bulletin soient infectées d’Anthrax par un groupe de terroriste.
TVA a débuté la promotion du dernier épisode de Pierre Bruneau en lançant une bande annonce indiquant : « Le TVA de 18h que vous n’oserez pas manquer ».
Malgré d’excellentes cotes d’écoute France Lauzière, Vice-présidente de la programmation, nous explique que TVA doit toujours tenter de se surpasser. « Il faut toujours frapper fort dans notre milieu car TQS et Radio-Canada ne nous font pas de cadeaux. Nous faisons ce que nous avons à faire. »
Certains racontent même tout bas que TVA aurait subtilisé le dialogue de l’émission de Radio-Canada portant sur les élections et serait à l’origine de la bourde commise par Bernard Derome qui a déclaré Jean Charest défait dans son comté de Sherbrooke.
TVA s’attend à ce qu’en ne révélant pas la date à laquelle ils feront mourir Bruneau, ils s’assureront de plus grosses cotes d’écoute à chaque épisode car les téléspectateurs n’oseront pas manquer sa mort. L’auteur Fabienne Larouche, pour sa part, pense que si la date est annoncée quelques jours avant la mort, cela pourrait générer les plus hautes côtes d’écoutes enregistré par “Le TVA de 18h” depuis l’épisode de fin de saison sur l’arrestation de Guy Cloutier qui fut diffusé le 22 mars 2004.
On se rappellera que le public avait dû patienter jusqu’au 17 novembre de cette même année pour apprendre si Cloutier était réellement coupable. « Durant tout l’été 2004 notre épisode de fin de saison était de toute les conversations. Les gens se demandaient qui étaient les victimes ou si Cloutier était victime d’un piège. C’était une stratégie de marketing phénoménale ! »
Afin d’augmenter l’impact dramatique, TVA entend faire un croisement de l’émission avec son autre série à succès “Le TVA de 22h” mettant en vedette Sophie Thibault. Dès avril, Thibault et Bruneau feront quelques apparences sur le feuilleton de l’autre et une relation romantique extraconjugale s’établira entre les deux chefs d’antenne tout au long du printemps.
Lorsque la prochaine saison débutera, Thibault annoncera à Bruneau qu’elle attend un enfant de lui et les épisodes qui suivront la mort de Pierre Bruneau mettrons l’emphase sur la façon avec laquelle Sophie Thibault réconcilie vivre son deuil de mère monoparentale tout en animant les deux feuilletons d’informations. Eventuellement Guillaume Lemay-Thivierge sera rajouté à l’équipe comme analyste sportif et deviendra le parrain de l’enfant de Thibault et Bruneau.
Le fil de presse 22:56
(www.lefildepresse.com) Le docteur Alain Brunelle, bien connu pour avoir défrayé les manchettes lors des débats sur le droit au suicide assisté, a été arrêté dimanche dernier pour avoir euthanasié une 18ième personne avec son véhicule préféré.Brunelle est accusé d’avoir frappé Yvonne Hamont avec sa Jaguar XK8 dans le stationnement du supermarché situé sur la montée Masson à Mascouche.
« Il était clair pour moi que la vieille dame souffrait beaucoup, » dit Brunelle qui n’avait jamais rencontré la victime auparavant. « Elle avançait très lentement et cela semblait très pénible pour elle de pousser son chariot. Je ne pense pas qu’elle aurait réussi à soulever ses sacs pour les mettre dans le coffre sans recourir à l’aide de quelqu’un d’autre. »
« Tout ce que désirait cette femme était de mourir dans la dignité, sans douleur. Dieu merci j’ai pu lui donner cette chance, » explique le docteur Brunelle.
Selon les témoins, après avoir récité une prière et allumé un lampion, Brunelle serait monté à l’intérieur de son automobile et aurait accéléré jusqu’à une vitesse de 80km/h avant de frapper Hamont de plein fouet avec son véhicule d’euthanasie.
L’avocate du docteur Brunelle, Céline Benoît, a pris la défense de son client lundi dans un communiqué. « Le docteur Brunelle ne désire qu’abréger les souffrances des personnes âgés de la province. Il croit avec conviction que personnes ne devrait passer une vie à souffrir d’arthrite, de haute pression ou d’ostéoporose. »
Chantal Hamont, 42 ans, fille de la victime, a exprimée son soulagement lorsqu’elle apprit que les souffrances de sa mère étaient maintenant terminées.
« Cela faisait des années que ma mère ne pouvait plus mener une vie normale, » raconte-t-elle. « Elle était si frêle qu’elle grimpait les escaliers avec difficulté. Elle avait besoin d’aide pour embarquer dans le bain. Et même lorsqu’elle voulait lire, elle devait utiliser une loupe. Comment peut-on endurer de voir nos parents réduit à cela? »
« Pendant un court moment, » explique Chantal, « Alors que son corps brisé traversait les airs après avoir été frappé par le docteur Brunelle, ma mère fut réellement libre. »
La cour suprême maintient une interdiction sur l’euthanasie assistée par un véhicule moteur depuis 2004. « Ce n’est pas une technologie parfaite, » explique le procureur Karl Côté. « En 2001 la Toyota Camry d’un docteur de l’ouest de l’île est tombée en panne d’essence juste au moment où il avait décidé de mettre un terme à une femme qui souffrait de maux de dos chroniques. Il avait alors été forcé d’emprunter une bicyclette d’un enfant passant par là et avait dû rouler 152 fois sur la vieille dame avant que celle-ci ne meure finalement d’hémorragie interne. »
Le fil de presse 23:17
(www.lefildepresse.com) De plus en plus instable, le rockeur Eric Lapointe, un réputé buveur, vient d’être placé sous surveillance médiatique 24 heures sur 24 selon ce qui fut rapporté dans les tabloïds dimanche matin.
« Eric est dans une spirale descendante depuis plusieurs mois, » nous a raconté le compositeur Roger Tabra lorsque rejoint à domicile. En septembre dernier, le rockeur qui était loadé comme un gun se serait rendu chez Tabra pour y puiser des textes pour son prochain Album. Dès la première chanson choisie, Tabra savait que les choses ne tournait pas rond. « Il m’avait dit qu’il aimait bien une de mes nouvelles chansons en particulier et m’avait tendu la feuille qu’il avait choisi mais quand j’ai lu le titre j’ai su qu’il avait peut-être un peu trop forcé sur les shooters. »
Lapointe avait choisi, sans le savoir, la chanson “N’importe quoi” que Tabra avait composé pour lui en 1995. « Je lui ai dit, Eric on l’a déjà fait celle-là. Il m’a dit: Voyons! Niaise-moi pas! Ca va être bon je le sens »
Tabra n’a pas osé contredire le chanteur qui, malgré ses 5 pieds 2 pouces, peut être violent à ses heures. « C’est comme ça que la chanson est ressorti une nouvelle fois en novembre 2006. En toute honnêteté, je dois avouer qu’Eric l’interprétait mieux en 1995 alors qu’il ne fumait qu’un demi-carton de cigarette par jour. »
Débutant une nouvelle tournée récemment Lapointe, qui n’aime pas avoir le trac, a décidé de ne se présenter au bar que cinq minutes avant que le spectacle ne débute. « C’est aussi parce que la bière coûte moins cher s’il l’a boit dans son auto au lieu d’à l’intérieur du club, » nous raconte son frère Hugo. « J’ai toujours vu mon frère bien saoul mais j’ai juste commencé à m’inquiéter la semaine passé quand il s’est mis à oublier les textes de ses chansons. » Chanteur à ses heures, Hugo Lapointe nous livra quelques-unes des nouvelles lignes interprétées par Eric sur l’air de N’importe quoi:
Tu m’avais dit, “Maudit qu’tu bandes mou”
Faudrait que je prenne du viagra
Dans ma bouche, y a comme un drôle goût
Commande-moi un gin soda
« On arrive vers une étape critique de la vie de Lapointe. Ayant abusé de drogues, alcool et cigarettes pendant des années, on peut s’attendre à ce que cela se termine de façon explosive, » explique Herbie Moreau de Star Système. « C’est pourquoi c’est essentiel que nous gardions nos caméras pointés vers lui à tous moment. »
Lapointe qui a déjà fait deux séjours en prison pourrait bien s’y retrouver à nouveau s’il devait craquer complètement. C’est pourquoi les équipes de Flash, Star Système, La Semaine, Samedi Magazine et plusieurs autres doivent le suivre dans tous ses déplacements.
« Eric Lapointe est très vulnérable et a besoin de nous en ce moment, » explique Monsieur “Bonne semaine”, Claude J. Charron, qui a sorti un nouveau magazine nommé Samedi Magazine récemment. « S’il se retrouve accusé de voies de fait conjugales ou qu’il se fait prendre en train de solliciter une prostitué ce sera une terrible tragédie, absolument. Mais si cela arrive, il pourra au moins se consoler en se disant que sa souffrance et sa honte sont partagés par des millions de spectateurs contrairement à son séjour dans la prison de la République Dominicaine où nous n’avions aucune caméra. »
Les médias se sont donc réunis pour Lapointe, lui consacrant du temps d’antenne, des couvertures de magazines et même des caméras qui filment en temps réels sur l’Internet dans leurs efforts de le garder sous observation constante.
Sa mère Doris explique que son fils Eric lui emmène toujours des fleurs lorsqu’il lui rend visite. « Eric est l’une des personnes les plus généreuses que j’ai connu dans ma vie, » explique-t-elle. « Il est aussi le seul gars que je connais qui est capable de vider une caisse de 12 en moins d’une heure à lui tout seul. »
Claude J. Charron, éditeur pour la semaine connaît bien les dangers de l’alcool. « J’ai bien peur que ce ne soit qu’une question de temps avant qu’on le retrouve sans pantalon sur St-Laurent, demandant aux passants de lui fournir une cigarette pendant que des policiers tentent sans succès de lui passer les menottes. »
« Lorsque ce terrible évènement se produira, » Charron continue, « Je ne peux que prier qu’un de mes journalistes, ou même n’importe quel journaliste, sera là pour tout capturer sur pellicule. »
Le fil de presse 22:36
Chaque année des centaines de milliers de jeunes tombent sous l’emprise de divers cultes religieux. Mais à St-Adolphe-Des-Monts certains s’élèvent pour renverser cette tendance. Dans le Temple de Jésus situé à 2km du petit village, de plus en plus d’anciens membres de cultes se forgent une nouvelle vie dans la paix et le bonheur de Jésus Christ, notre sauveur.
Depuis que le Temple fut érigé en 1994 par Robert Siméon, plus de 200 anciens cultistes furent rescapés et ont trouvés le réconfort dans les bras du Seigneur.
« Les cultes utilisent des techniques d’isolation et de lavage de cerveau pour endoctriner les âmes innocentes, » raconte Siméon. « Ici au temple nous leur fournissons un environnement différent aux victimes pour qu’ils puissent oublier leur vie précédente et qu’ils apprennent les doctrines du Christ. »
« Certains de ceux qui nous ont rejoints étaient auparavant impliqués dans des rituels où des actes de cannibalismes sanguinaires étaient commis, » explique le fondateur du temple. « Maintenant ils peuvent oublier ces jours sombres. Ils sont libres de faire la communion et d’expier leurs péchés en consommant le corps du Christ et en buvant de son sang. »
Joanne Gauthier, une rescapée du culte des Anges Solaires, explique que ce groupe l’avait vidée plus que spirituellement. « Je donnais tout mon argent aux Anges Solaires ainsi que tout mon temps libre. Maintenant je passe mon temps à faire des travaux volontaires pour le Temple de Jésus et j’ai appris les principes de la charité. »
Bien des cultes conservent leurs membres en groupes afin d’empêcher les victimes d’avoir la chance de penser par eux-mêmes, Siméon explique qu’avec suffisamment de temps le Temple de Jésus peut défaire cette emprise mentale en leur fournissant un environnement où les membres ont accès en tout temps à des conseillers en prières.
« Plusieurs des cultes tentent de faire croire aux pauvres victimes vulnérables qu’un homme vivant au-dessus des nuages, les observe partout où ils vont. Cet être fictif serait invisible et pourrait les ramener à la vie s’il les juge méritant, » explique Siméon en levant les yeux vers le plafond de façon incrédule.
« En tant qu’homme de foi je considère qu’il est de mon devoir de tenter de ramener ces brebis égarées dans le droit chemin afin que Jésus Christ, notre seigneur qui est amour, les accepte dans son paradis lorsqu’il décidera que la fin du monde doit arriver et que les infidèles doivent être exterminés. »
Le fil de presse 23:43
(www.lefildepresse.com)A cause de sa corpulence, François « Bouboule » Bouchard est considéré par sa famille et ses amis comme étant fort comme un bœuf. Mais en réalité le garçon de 10 ans qui pèse 220 livres pour ses 4 pieds 8 pouces aurait une force tout ce qu’il y a de plus normale et ne serait que trop gras. Son père raconte également que François est plus intelligent qu’il ne le paraît et qu’il semble souvent être dans une concentration intense. Pourtant selon les tests de QI effectué à son école, ce jeune étudiant qui souffre d’obésité morbide a une intelligence nettement sous la moyenne et est simplement peu bavard.
Le fil de presse 0:12
Une étude publiée mardi par l’Université McGill révèle qu’il y aura une relation prononcée entre les femmes battues et le fait que le pâté chinois soit servi trop fréquemment pour souper.
« Après plus de 8 années de recherches nous avons trouvé un lien direct entre le manque de variété des repas servis aux hommes et la violence conjugale, » explique le docteur en charge de l’étude, Simon Lavigne.
Une multitude de données recueillies lors d’entrevues avec les victimes démontrent que lorsque l’homme arrive chez lui entre 17h et 21h il s’attend à ce qu’un bon souper chaud l’attende sur la table de la salle à dîner. Un des participants à l’étude, un homme de 44 ans, indique que la plupart du temps les situations de violence conjugale se produisent chez lui « quand je m’assis et que mon assiette est rendu froide parce que ma femme l’a mise sur la table trop tôt afin de pouvoir jaser avec sa mère au téléphone. Ou encore parce que cela fait plus que 2 fois dans le même mois qu’elle me sert du pâté chinois. »
Outre le pâté chinois, d’autres facteurs peuvent mener à la violence conjugale, notamment : se plaindre que les vidanges doivent être sorties, changer le poste du téléviseur alors qu’une partie de hockey est en cours, et poser des questions sur la provenance du rouge à lèvre sur le col de la chemise. Ces facteurs peuvent être atténués en s’assurant que l’époux soit laissé en paix et qu’il reçoive un repas chaud différent à tous les soirs durant le mois.
Selon les déclarations d’une centaine d’hommes violents, il semblerait que les femmes peuvent également diminuer le risque qu’elles courent en s’exécutant rapidement lorsque leurs époux demandent une autre bière et qu’elles s’assurent que cette dernière soit suffisamment froide.
Une partie intéressante de l’étude porte sur l’association de situations. Lorsqu’en clinique les recherchistes combinaient l’odeur artificielle de pâté chinois au bruit que fait un véhicule arrivant à la maison, 35% des femmes testées fondaient en larmes et entraient dans un état de panique.
Le fil de presse 23:25
(www.lefildepresse.com) Alors qu’il est normal de croire que la vie achève lorsque nous dépassons le cap de la soixantaine, pour certains la vie débute à 80 ans. C’est bien ce qu’avait dit Roméo Prusse à ses enfants lors de leur dernière visite il y a maintenant 2 ans. Bien que l’octogénaire pourrait se laisser aller et passer ses journées à regarder dans le vide tel un bibelot, ce dernier aime plutôt demeurer actif en remplissant sa couche au moins 8 fois par jour.
« Il n’est plus tout là à cause de son Alzheimer, » explique le docteur Jocelyn Riendeau qui l’examine depuis son arrivé à la résidence il y a 4 ans. « Mais bien qu’il ne reconnaisse plus ses enfants, son coeur n’est diminué en rien. Il a une volonté de fer qui le pousse à se dépasser et à remplir de plus en plus de couches au fil des mois. »
Avec son courage et sa ténacité, Riendeau est devenu en quelque sorte un héros à la résidence Angelima. « Nos autres pensionnaires remplissent leur couches environ 4 fois par jour, » explique Yvette Sébastien, préposée de nuit. « Notre cher Roméo lui s’est déjà rendu jusqu’à 17 couches et c’est sans compter qu’il a sali trois piqués de lit pendant que nous le changions. »
L’octogénaire, qui est assez coquin lorsqu’il n’est pas dans une phase catatonique, conserve certaines habitudes de son passé de joueur de poches. Il n’est pas rare de le voir fouiller dans sa couche et d’y extraire de la matière qu’il propulsera ensuite sur le tableau pour atteindre le trou valant 100 points.
Le courageux retraité conserve également la forme en se battant régulièrement avec le personnel qui désire changer ses vêtements. « Il m’a déjà mordu alors que je tentais de lui donner un bain, » se remémore madame Sébastien en frottant son avant-bras où l’on peut encore apercevoir des cicatrices de cet acte.
Le personnel de la résidence est d’avis que Roméo Prusse, qui fêtera ses 83 ans en avril, n’a pas encore atteint sa limite et que remplir une vingtaine de couches devrait être à sa portée d’ici une dizaine de mois tout au plus.
Le fil de presse 6:36
(www.Lefildepresse.com) La Société de Transport de Montréal (STM) a retirée la dizaine d’autobus qui participaient à l’étude sur la route d’une nouvelle ceinture de sécurité pour le cou. « Nous avions inventé la ceinture du cou descendant du plafond pour que nos passager qui sont debout soient en sécurité lors d’impacts ou d’arrêts brusques. Malheureusement les essais ne furent pas concluant. »Les décapitations sanglantes et les paralysies totales engendrées par les cous cassés lors d’arrêt soudain de l’autobus seraient à la base de l’abandon du projet.
« Certaines des têtes qui se détachaient pouvaient atteindre une vélocité de plus de 90km et leur trajectoire devenaient alors dangereuses pour nos chauffeurs et les gens à l’avant de l’autobus. »
En attendant que ces autobus soient retirés de la circulation, la STM a recommandé aux chauffeurs de ne pas conduire trop rapidement. « Du moment que la vitesse se situe sous la barre des 20km/h les dommages en cas d’arrêt devraient se limiter à un écrasement des voies respiratoires ou des fractures mineures à la colonne vertébrale. »
Outre les décès des passagers qui étaient debout, certains des personnes assises montraient des signes de traumatismes. La vision de corps perdant leurs têtes alors que le cœur pompe furieusement litres après litres de sang par les artères sectionnées du cou aurait causé plus d’un passager à développer des frayeurs nocturnes.
Ces incidents ne sont pas sans rappeler l’essai de fenêtres en vitre conçues spécialement pour se fracasser en petit morceaux lors d’impacts il y a 5 ans. Lorsque le bri d’une fenêtre survenait à une vitesse supérieure à 30km/h, les petits fragments de verres se mettaient à rebondir de plus en plus rapidement à l’intérieur de l’autobus, déchirant facilement la peau et le linge de tout ce qu’ils touchaient. Une seule fenêtre éclatée avait tuée plus de 10 passagers et défigurée une douzaine d’autres.
Le fil de presse 19:28
(www.lefildepresse.com) Depuis le 1er mars, et ce jusqu’à Pâque, les clients du restaurant La Barbotine de Terrebonne ont l’opportunité de gagner un Nintendo Wii en déroulant le rebord de leur verre de barbotine. « Nous avons eu l’idée de cette promotion afin d’encourager les gens à débuter la saison printanière plus rapidement, » explique Yves Trépanier, propriétaire de l’établissement.
La promotion qui remporte un certain succès à failli tourner au drame alors qu’une grand-mère de 71 ans a perdu connaissance après avoir consommée 4 grands verres de barbotine aux framboises bleues.
Gaston Tangay, un client qui était sur place raconte ce qui s’est passé. « Cela faisait 3 ou 4 fois que je voyais la dame retourner au comptoir pour commander une nouvelle sloche. Je voyais bien que quelque chose ne semblait pas aller mais je ne savais pas quoi faire. »
Le client raconte que la septuagénaire, qui se nomme Blanche Poupard, aurait avalé au moins trois consommations sur une période de moins de dix minutes. « Je trouvais qu’elle buvait vite mais je pensais que c’était fini une fois que je l’ai vu se lever pour se rendre aux toilettes. Elle se tenait le ventre mais je ne croyais pas que c’était sérieux. »
Selon les témoignages recueillis la vieille dame, qui vit de ses rentes et habite le quartier, comptait sur la chance de pouvoir remporter un Nintendo Wii en déroulant le rebord des verres afin de l’offrir à son petit-fils pour Pâque. En sortant des toilettes elle n’aurait plus trouvée son breuvage et serait retournée au comptoir pour en commander un autre.
« Elle a juste pris deux grosses gorgées et tout d’un coup elle a criée -”Doux Jésus !”- et s’est prise la tête à deux mains avant de tomber par terre en gémissant -”Ah mon dieux! J’ai le derrière des yeux gelés !”- C’était horrible, » raconte Gaston Tangay.
Le gérant de La Barbotine, Guy Talbot, s’est rapidement approché de la grand-mère qui tremblait pour la frotter et tenter de la réchauffer. « J’ai bu de la sloche rapidement assez souvent pour savoir que la douleur atroce au front et au cerveau est causé par le palet qui gèle. J’ai donc dit au commis derrière le comptoir de préparer un café, » explique Talbot. « Deux lait et un sucre, juste comme je le prends tout le temps. »
Après avoir pris une gorgée du café, le gérant a constaté que madame Poupard avait perdu conscience et il composa le 911.
En crise d’hypothermie, la veille dame fut conduite en ambulance à la Cité de la santé de Laval où son état fut jugé stable. Elle entend poursuivre le restaurant La Barbotine pour des dommages de 800 $. « Mon dentier est tout tâché. Je ne suis pas pour me rendre à l’église avec les dents bleus ce dimanche », explique la septuagénaire.