Lundi, mars 19th, 2007  

La vie débute à 80 ans Lundi, mar 19 2007 

La vie débute à 80 ans(www.lefildepresse.com) Alors qu’il est normal de croire que la vie achève lorsque nous dépassons le cap de la soixantaine, pour certains la vie débute à 80 ans. C’est bien ce qu’avait dit Roméo Prusse à ses enfants lors de leur dernière visite il y a maintenant 2 ans. Bien que l’octogénaire pourrait se laisser aller et passer ses journées à regarder dans le vide tel un bibelot, ce dernier aime plutôt demeurer actif en remplissant sa couche au moins 8 fois par jour.

« Il n’est plus tout là à cause de son Alzheimer, » explique le docteur Jocelyn Riendeau qui l’examine depuis son arrivé à la résidence il y a 4 ans. « Mais bien qu’il ne reconnaisse plus ses enfants, son coeur n’est diminué en rien. Il a une volonté de fer qui le pousse à se dépasser et à remplir de plus en plus de couches au fil des mois. »

Avec son courage et sa ténacité, Riendeau est devenu en quelque sorte un héros à la résidence Angelima. « Nos autres pensionnaires remplissent leur couches environ 4 fois par jour, » explique Yvette Sébastien, préposée de nuit. « Notre cher Roméo lui s’est déjà rendu jusqu’à 17 couches et c’est sans compter qu’il a sali trois piqués de lit pendant que nous le changions. »

L’octogénaire, qui est assez coquin lorsqu’il n’est pas dans une phase catatonique, conserve certaines habitudes de son passé de joueur de poches. Il n’est pas rare de le voir fouiller dans sa couche et d’y extraire de la matière qu’il propulsera ensuite sur le tableau pour atteindre le trou valant 100 points.

Le courageux retraité conserve également la forme en se battant régulièrement avec le personnel qui désire changer ses vêtements. « Il m’a déjà mordu alors que je tentais de lui donner un bain, » se remémore madame Sébastien en frottant son avant-bras où l’on peut encore apercevoir des cicatrices de cet acte.

Le personnel de la résidence est d’avis que Roméo Prusse, qui fêtera ses 83 ans en avril, n’a pas encore atteint sa limite et que remplir une vingtaine de couches devrait être à sa portée d’ici une dizaine de mois tout au plus.

La STM abandonne son nouveau prototype Lundi, mar 19 2007 

La STCUM abandonne ses prototypes par raison de sécurité(www.Lefildepresse.com) La Société de Transport de Montréal (STM) a retirée la dizaine d’autobus qui participaient à l’étude sur la route d’une nouvelle ceinture de sécurité pour le cou. « Nous avions inventé la ceinture du cou descendant du plafond pour que nos passager qui sont debout soient en sécurité lors d’impacts ou d’arrêts brusques. Malheureusement les essais ne furent pas concluant. »Les décapitations sanglantes et les paralysies totales engendrées par les cous cassés lors d’arrêt soudain de l’autobus seraient à la base de l’abandon du projet.

« Certaines des têtes qui se détachaient pouvaient atteindre une vélocité de plus de 90km et leur trajectoire devenaient alors dangereuses pour nos chauffeurs et les gens à l’avant de l’autobus. »

En attendant que ces autobus soient retirés de la circulation, la STM a recommandé aux chauffeurs de ne pas conduire trop rapidement. « Du moment que la vitesse se situe sous la barre des 20km/h les dommages en cas d’arrêt devraient se limiter à un écrasement des voies respiratoires ou des fractures mineures à la colonne vertébrale. »

Outre les décès des passagers qui étaient debout, certains des personnes assises montraient des signes de traumatismes. La vision de corps perdant leurs têtes alors que le cœur pompe furieusement litres après litres de sang par les artères sectionnées du cou aurait causé plus d’un passager à développer des frayeurs nocturnes.

Ces incidents ne sont pas sans rappeler l’essai de fenêtres en vitre conçues spécialement pour se fracasser en petit morceaux lors d’impacts il y a 5 ans. Lorsque le bri d’une fenêtre survenait à une vitesse supérieure à 30km/h, les petits fragments de verres se mettaient à rebondir de plus en plus rapidement à l’intérieur de l’autobus, déchirant facilement la peau et le linge de tout ce qu’ils touchaient. Une seule fenêtre éclatée avait tuée plus de 10 passagers et défigurée une douzaine d’autres.