Une adolescente de Rimouski déteste sa vie plate, sa mère, ses longs pieds, … Mardi, avr 3 2007
Le fil de presse 22:40
(www.lefildepresse.com) Une surveillante de la Polyvalente Paul-Hébert à Rimouski aurait entendu des propos haineux émis par une des élèves, qui discutait avec ses copines dans la cafétéria de l’école. Inquiète, elle a avisé la direction de l’établissement.«Ma mère veut jamais que je sorte. Je l’haïs! » aurait raconté Patricia Bélandre, 15 ans. « Mes maudits cheveux ne veulent pas friser! Des fois j’aimerais crever!»
Julie Côté, la meilleure amie de l’adolescente déprimée, a bien voulu répondre à nos questions portant sur Patricia. «Elle dit souvent que sa vie suce et va continuer à être pourrie tant qu’elle n’aura pas sacré son camp de chez eux. Elle se plaint aussi souvent de ne pas avoir 18 ans.»
Ses parents ont tenté d’éliminer ce qui peut lui donner des idées noires. «On ne la force plus à manger des légumes. On accepte qu’elle rentre après 22h la fin de semaine et on s’est acheté une soucoupe satellite pour qu’elle puisse écouter Wrak TV. Mais elle continue de penser qu’elle est en prison.»
«La seule façon d’échapper à ce qu’elle appelle “la maudite vie plate”, c’est de parler au téléphone avec son amie Julie, explique sa mère. À travers la porte, je l’entends dire combien elle est dégoûtée parce que son poil de jambe pousse trop vite et que ses seins sont trop petits. C’est difficile d’être une adolescente à Rimouski.»