Un jeune homme de Verdun réclame le droit de se faire harceler sexuellement Lundi, avr 9 2007
Le fil de presse 22:20
Verdun, QC – Paul Gobeil, un résidant de Verdun âgé de 18 ans, a émis un grief à son employeur, blâmant un manque flagrant d’harcèlement sexuel à son travail. Gobeil travaille comme assistant-gérant pour la chaîne Burger King et aimerait avoir un environnement plus propice à se faire dire des remarques déplacées et se faire toucher de façon inapropriée par les employées du sexe opposé.
« Je veux pouvoir arriver au boulot le matin et me dire que peut-être une employée me pincera une fesse ou me fera des avances indécentes sans égard pour mon âge ou mon acné, raconte Gobeil. Pas une seule fois je me suis senti comme un homme-objet! Même lors des plus chaudes journées d’été, personne ne me demande d’enlever ma chemise. »
Ce manque de sollicitation pourrait détruire la confiance fragile d’un adolescent qui passe au monde adulte. « Un jeune homme doit se sentir désiré, surtout au boulot, » explique Jean Cormier, thérapeute. « Un simple frôlement des parties intimes par une collègue de travail pourrait contribuer fortement à améliorer l’image que Paul Gobeil a de lui-même. »
Gobeil a commencé à lever des poids et haltères il y a plus de 6 mois. « Personne ne semble s’en être rendu compte, explique le jeune homme, dégouté. La semaine passée j’était certain que j’allais avoir ma chance : la gérante m’avait demandé de l’accompagner en arrière. Mais ce fut peine perdue. Elle n’a pas tentée de me séduire avec son grade supérieur. Elle voulait juste que je sorte les vidanges avant que le camion ne passe. »