Jeudi, avril 12th, 2007
Archive quotidienne
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Le fil de presse 22:20
Par Claude Bolduc
(www.lefildepresse.com) J’ai une drôle de bosse sur mon cou. Peut-être est-ce une abeille qui m’a piqué? Certaines personnes se rendent à l’hôpital dès qu’ils ont un petit rhume. Je n’arrive pas à comprendre ce qui les motive à déranger les docteurs pour le moindre petit bobo. Il me semble qu’on ne va pas voir le docteur juste parce qu’on a une écharde dans le doigt. Ou qu’une bosse de la grosseur d’une balle de tennis, brûlante au toucher, nous pousse sur le cou.
La dernière chose que je veux est de prendre du temps d’un médecin qui aurait pu s’occuper de quelqu’un de vraiment malade comme un enfant qui se brise une jambe. De plus, je ne veux pas passer un bel après-midi à patienter dans la salle d’attente. Surtout que cette masse sur mon cou n’a pas changé de forme depuis plusieurs jours et est maintenant très solide. La stabilité est un bon signe, non?
De toute façon, avec la vie trépidante d’aujourd’hui, on est assez fatigué dès le moment où l’on se lève que se rajouter du stress en se rendant chez le médecin ne peut qu’empirer notre cas. Attendre assis sans rien faire sauf regarder mes cheveux tomber par poignée, ce n’est pas mon genre. Je vomis à un rythme d’environ une fois l’heure et faire cela dans une toilette publique où les autres peuvent m’entendre me mettrait dans la gêne.
J’aime autant m’occuper de moi-même en me faisant une soupe au poulet(je ne peux plus rien avaler de solide) ou du pudding. Ce n’est pas comme si j’étais incapable d’endurer la douleur. J’ai perdu ma mère lorsque j’avais 12 ans, alors cette fièvre qui accompagne la douleur lancinante causée par ce pamplemousse sur mon cou n’est rien en comparaison. Je dois maintenant cesser de vous écrire car ma vision se brouille et ma main s’est soudainement mise à trembler. À la prochaine!