Un scientifique distrait égare la cure pour l’Alzheimer Jeudi, avr 19 2007
Le fil de presse 23:04
(www.lefildepresse.com) Après avoir dédié cinquante années de sa vie à trouver une cure pour l’Alzheimer, le professeur Bruno Simard a annoncé mardi qu’il a finalement mis au point un médicament efficace à 100% pour guérir et renverser les effets de l’Alzheimer. Il croit que ce remède miracle se trouve quelque part chez lui ou bien à son bureau.
Ce remède, selon lui, renverserait la dégénération des cellules du cerveau, permettant aux victimes de l’Alzheimer de recouvrir la mémoire et la lucidité. Le professeur venait de tester avec succès son nouveau remède qu’il a nommé le Zéphirin-12 sur deux patients de la résidence Angélima la semaine dernière. Au bout de 48 heures, les patients, un homme de 74 ans et une femme de 59 ans, avaient déjà retrouvé 95% de leurs facultés et leurs progrès ont continué dans les jours qui suivirent.
«Je suis évidemment bien satisfait d’avoir trouvé la façon de guérir l’Alzheimer, explique le professeur Simard en cherchant parmis un tas de papier de son bureau, mais je serais encore plus satisfait si je savais où j’ai mis mes notes.»
Simard raconte qu’il se rappelle que la création de la pilule miracle est ridiculement peu dispendieuse et que le médicament pourrait être ainsi offert à tous ceux qui en ont besoin. «Cela coûte environ le prix d’un cartable d’école, explique Simard en se grattant la barbe. Hmmm… Il se pourrait que ce soit dans un tel cartable que mes notes se trouvent. Il y en avait un sur ma table de cuisine mais il ne s’y trouve plus.»
Alors que le professeur distrait s’attarde à retracer ses pas des derniers jours en essayant de trouver où il aurait pu avoir mis la cure, le reste de la communauté médicale est déjà réjouie par la découverte, peu importe où elle se trouve. «Ceci change les données pour tous ces patients autrefois jugés incurable, raconte son collègue, le docteur Chartrand. Dès que la trouvaille du professeur Simard sera retrouvée à nouveau, nous nous pencherons sur la fabrication de masse. A-t-il regardé dans son coffre à gants?»
Informé des propos de Chartrand, Simard a laissé savoir qu’il ne possède pas d’automobile, car il perdait toujours ses clés. «Cela doit bien faire dix ans que je me déplace en autobus, explique le professeur Simard. Hé merde! Est-ce que j’aurais laissé mes papiers sur le siège de l’autobus?»
«Maintenant que j’y pense, il me semble que j’avais mis mes papiers dans mon attaché-caisse en cuir noir» dit Simard. Au moment d’aller sous presse, le professeur tentait toujours de se rappeler où il avait mis son attaché-caisse en cuir noir.»