Combien vaut Charles?(www.lefildepresse.com) Les négociations entre les ravisseurs du petit Charles Boutillier et les parents de ce dernier n’ont pas progressé depuis 24 heures. Le bambin de 5 ans a été kidnappé dimanche matin dans un parc situé à deux rues de sa demeure.

Incapable de mettre un prix sur la tête de leur victime, les ravisseurs hésitent à contacter les parents. «Nous ne voulons pas miser trop haut ni trop bas», raconte Serge Choquette, l’un des deux ravisseurs. «Il est difficile de deviner combien vaut réellement l’enfant.»

C’est le partenaire de Choquette, Simon Galarneau, qui serait à la tête de l’enlèvement. «Quand [Simon] Galarneau m’a dit qu’on enlèverait le petit gars, je pensais qu’il avait déjà le montant en tête. Cela me rend fou d’inquiétude à force de me demander si on ne se donne pas tout ce trouble pour rien.»

«Je ne veux pas demander 10 000$ pour ensuite apprendre que les parents sont millionnaires et qu’ils auraient payé beaucoup plus. D’un autre côté, on aurait l’air fou de demander 200 000$ et d’être obligés de rabaisser notre prix parce que le père ne fait que 40 000$ par année. C’est très délicat.»

Choquette a révélé avoir demandé au petit Charles combien il valait quelques minutes après son enlèvement. «Il s’est mis à pleurer et on ne pouvait rien tirer de lui. Je me suis alors rendu chez Toy’s R’ Us pour acheter un Nintendo Wii afin qu’il arrête de paniquer. C’est certain qu’on a l’intention d’inclure ces dépenses dans le prix qu’on demandera aux parents.»

Une fois qu’il a cessé de pleurer, le petit Charles aurait révélé à ses ravisseurs que ses parents paieraient bien sept trillard de billions pour le revoir. «On est pas plus avancé» a admis Choquette.

Ayant presque totalement épuisé leurs réserves financières en jeux et en bonbons au chocolat, Choquette et Galarneau laissent entendre qu’ils pourraient rendre l’enfant aux parents d’ici ce soir pour une somme approchant 2000$. «On est fatigué d’essayer de le divertir et de se casser la tête à trouver le chiffre magique. Par contre, on veut être rémunéré convenablement pour nos efforts et pour ce qu’on a investi dans cet enlèvement.»