avril 2007
Archive mensuelle
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Le fil de presse 23:22
(www.lefildepresse.com) Sébastien Stabone, un boxeur à la retraite depuis 1990, a effectué avec brio son retour sur le ring face à nul autre que le champion des poids lourds, Antoine Travers. « Ce n’est pas fini tant que ce n’est pas fini » raconte le sextagénaire.
Son exploit est d’autant plus remarquable lorsqu’on se met à penser que Stabone a livré son premier championnat mondial en 1976, soit 3 décennies plus tôt.
Propriétaire d’un restaurant portant le nom de sa femme décédée depuis quelques années, Sébastien Stabone est porté à se remémorer sans cesse le passé. « Je revois souvent des passages de ce que j’ai vécu avec mon épouse à nos débuts. Mais les images n’ont plus de couleur et je n’arrive plus à entendre sa douce voix. »
Le boxeur originaire de Philadelphie raconte que son entourage était opposé à son retour. « Mon fils était contre l’idée que je remette les gants à nouveau. Il craignait d’être pris dans mon ombre à cause de mon retour. »
Mais Stabone ne s’est pas laissé démonter par ce froid avec son fils. C’est dans un petit bar miteux qu’il a retrouvé une femme qu’il n’avait pas vue depuis une trentaine d’années. « C’est assez drôle lorsqu’on y songe. La dernière fois que l’on s’était parlé elle n’était qu’une enfant et m’avait envoyé promener. »
Stabone s’est immédiatement senti près de la dame et pour combler le vide laissé par son fils, il décida de s’approprier le fils de la barmaid. « Je me suis également procuré un chien » raconte le sextagénaire.
Plusieurs obstacles se sont dressés entre Stabone et son retour à la compétition. Initialement, la commission athlétique refusait de lui accorder un permis pour boxer. « Je pensais que mon projet était à l’eau quand tout-à-coup, j’ai eu l’idée de leur dire qu’ils n’avaient pas le droit de m’empêcher de vivre mes rêves juste parce que je suis trop vieux pour boxer. À ma grande surprise, ils ont changé d’idée et ils m’ont donné mon permis. »
L’entraînement fut plus difficile que par le passé. « Je n’avais jamais eu à m’entraîner avec des dépôts de calcium entre mes articulations. Mon arthrite me faisait souffrir comme c’est peu croyable. N’eut été des suppléments d’hormones, je ne pense pas que j’aurais osé qu’on me voit torse nu. »
Puis vint le grand jour alors que Stabone s’est retrouvé de nouveau sur le ring. Les choses n’allaient pas du tout pour lui. « J’étais complètement dépassé. Travers était plus rapide que moi, plus mobile. Il me touchait à volonté. Je pensais que j’étais fini. »
C’est alors que le miracle arriva. « Je commençais à regretter d’être monté sur le ring quand tout-à-coup : PAF! Travers se casse la main. Est-ce que je suis béni des dieux ou quoi?” raconte Stabone en riant.
Le combat se solda dans l’incrédulité générale alors que les juges remirent des cartes de pointages ne reflétant aucunement les chutes au plancher qui eurent lieu et Travers eu chaud alors qu’il conserva son titre grâce à une décision partagée. « Je ne comprend pas comment le combat a pu être serré mais j’ai la nette impression que les spectateurs furent contents. »
Malgré le fait qu’il a tenu tête au champion mondial des lourds, Stabone explique que la boxe, c’est fini pour lui. « J’avais quelque chose à sortir de mon estomac et c’est fait. Je n’entend pas remonter sur le ring à nouveau. De toute façon, l’armée m’a envoyé une lettre pour me dire qu’ils aimeraient que je reprenne du service pour une mission spéciale alors mes prochains mois seront occupés. »
Le fil de presse 23:59
(www.lefildepresse.com) Le Mouvement des Personnes Souffrant d’Alzheimer(MPSA) a fait du piquetage devant le parlement de Québec pour demander aux politiciens de mettre l’emphase sur la recherche pour trouver une cure à la compote de pommes.
«Tant qu’on ne trouve pas un remède pour l’Allomeizer, on n’aura pas assez de billes entre les portes», a dit un des représentants du mouvement. L’homme se présentant sous les noms de Serge Couture, Capitaine Crunch et Tarzan Tremblay, selon son humeur, explique que «tant que notre huile sera synthétique, nous ne tournerons pas rond.»
Ces sentiments semblent partagés par la moitié des membres du mouvement qui bougent la tête en acquiesçant pendant que l’autre moitié regarde dans le vide.
Urinant dans les machines distributrices et pointant du doigt quiconque passe près d’eux, le groupe constitué en majorité de personnes âgées a résisté aux efforts des agents de police voulant les disperser. «C’est bon de la compote de pommes sur de la poudre pour bébé mais nous ne sommes pas dupes» explique Jeannette Desrochers à une borne fontaine d’un rouge éclatant.
«Ne me touchez pas avec vos bas sales» a ensuite déclaré madame Desrochers avant de se mettre à courir en pleurant.
Un attaché de presse du gouvernement a indiqué vouloir obtempérer avec les membres du MPSA mais avoue ne pas comprendre ce qui peut bien clocher avec la compote de pommes. «Notre budget annuel pour la recherche sur la compote de pomme avoisine le 0$, mais en toute honnêteté, nous ignorions qu’il y avait un problème jusqu’à tout récemment.»
Sans remède en vue, le MPSA continuera de mener de petits actes de défiance, tel que laisser couler l’eau pendant des jours, ou de ne pas éteindre les ronds du four. Serge Couture raconte : «L’Alzheimer est une maladie dégénérative qui nous prive de notre mémoire, de notre fierté et de notre pissenlit au romarin. Tant les gens ne réaliseront pas que les narines de Martine sont en dessous de bottine nous n’irons pas à la plage.» Couture s’est ensuite mis à crier des jurons aux policiers qui ont tenté aussi bien que mal de l’empêcher de baisser son pantalon.
Le fil de presse 22:59
(www.lefildepresse.com) Il semble bien que la pression exercée par le clergé auprès de Saint-Pierre pour réexaminer le dossier de Mère Térèsa aura finalement porté fruit. Bien que la situation remonte à une dizaine d’années déjà, plusieurs se rappelleront que le 5 septembre 1997, une erreur administrative avait condamné la sainte femme à souffrir dans les flammes de l’enfer pour l’éternité.
Pendant que les fidèles partout dans le monde s’attendaient à ce que Mère Térèsa, alors âgé de 87 ans, atteigne automatiquement son paradis pour avoir travaillé sans relâche à alléger les souffrances des malades de Calcutta, l’âme de celle qui aurait dû se retrouver avec les saints avait fait tout un détour. Saint-Pierre, complètement débordé par les millions de morts qu’il doit juger chaque jour, avait inversé ses listes avec le résultat que l’on connaît.
Très pieuse, la vieille femme n’avait pas contesté son sort pendant qu’un démon à la queue fourchue la plongeait tête première dans un chaudron rempli d’excréments humains en ébullition.
«Ce qui lui est arrivé est vraiment une honte. Faire changer la sentence fut très difficile. Le but de l’enfer est d’accueillir ceux qui y seront torturés pour l’éternité alors l’administration divine ne voulait pas créer un précédent qui permettrait à d’autres âmes condamnées de pouvoir demander une libération», raconte le pape Benoit XVI, qui a témoigné en faveur de Mère Térèsa auprès du Saint Père à partir de sa luxueuse chambre au Vatican.
«Nos efforts ont finalement portés fruit. J’ai reçu l’assurance que Mère Térèsa serait transférée au paradis avant la fin de l’été. D’ici là, par contre, elle devra continuer d’endurer des supplices ultimes, comme se faire marquer les parties génitales au fer rouge une fois l’heure et se faire fracasser le crâne par une grosse pierre pendant que des chiens de l’enfer lui dévorent les jambes.»
Jésus Christ s’est dit ravi à l’idée que la sainte femme n’en a que pour quelques mois à souffrir mais il se défend bien de ne pas avoir porté assistance à la pauvre condamnée plus tôt. «Ce fut extrêmement difficile de rester insensible à ses prières de délivrances. Mais je ne pouvais quand même pas passer par-dessus la chaîne de commande. Nous devons conserver l’ordre si nous ne voulons pas sombrer dans le chaos.»
On peut apercevoir un soupçon de remords sur le visage du fils de Dieu alors qu’il se remémore les premiers jours suivant la mort de Mère Térèsa. «J’avoue avoir eu un pincement au cœur lorsque j’ai vu Satan lui arracher les yeux pour ensuite les faire manger par ses chiens. Il faut éviter de futures erreurs administratives comme celle-ci.»
Le fil de presse 22:40
(www.lefildepresse.com) Une surveillante de la Polyvalente Paul-Hébert à Rimouski aurait entendu des propos haineux émis par une des élèves, qui discutait avec ses copines dans la cafétéria de l’école. Inquiète, elle a avisé la direction de l’établissement.«Ma mère veut jamais que je sorte. Je l’haïs! » aurait raconté Patricia Bélandre, 15 ans. « Mes maudits cheveux ne veulent pas friser! Des fois j’aimerais crever!»
Julie Côté, la meilleure amie de l’adolescente déprimée, a bien voulu répondre à nos questions portant sur Patricia. «Elle dit souvent que sa vie suce et va continuer à être pourrie tant qu’elle n’aura pas sacré son camp de chez eux. Elle se plaint aussi souvent de ne pas avoir 18 ans.»
Ses parents ont tenté d’éliminer ce qui peut lui donner des idées noires. «On ne la force plus à manger des légumes. On accepte qu’elle rentre après 22h la fin de semaine et on s’est acheté une soucoupe satellite pour qu’elle puisse écouter Wrak TV. Mais elle continue de penser qu’elle est en prison.»
«La seule façon d’échapper à ce qu’elle appelle “la maudite vie plate”, c’est de parler au téléphone avec son amie Julie, explique sa mère. À travers la porte, je l’entends dire combien elle est dégoûtée parce que son poil de jambe pousse trop vite et que ses seins sont trop petits. C’est difficile d’être une adolescente à Rimouski.»
Le fil de presse 22:50
(www.lefildepresse.com) Les piétons du coin des rues Peel et Se-Catherine à Montréal sont aujourd’hui en deuil. Gaston Lévesque n’est plus. Ce sympathique itinérant affable était aimé de tous. Chaque matin les usagés du métro ne pouvait faire autrement que de remarquer cet être unique et inquiétant. Avec sa longue barbe grisonnante, son regard hagard, ses cris sporadiques plaintif et tonitruant, il était difficile d’en faire abstraction.
L’épisode paru sur Youtube mettant en scène un Gaston quêtant à l’aide d’un katana fit de lui la saveur de la semaine vers la fin de l’été 2006. Sa technique pour demander la charité n’avait pratiquement pas changée avec les années.
Lors d’un de ses rares moments de lucidité, il confia un jour à un journaliste du journal Voir que la meilleure approche avec les femmes, lorsqu’elles refusaient de faire un don volontaire, était de les poursuivre sans répit en criant « M’a t’pogner une fesse ! M’a t’pogner une fesse ! »
Avec les hommes, Gaston procédait autrement. « Je les menaces tout simplement de mort advenant un refus de contribution, » il avait confié au journaliste.
C’est ainsi que, grâce à sa débrouillardise légendaire et ses 6 pied 7 et quelques 150 kilos, que ce bougre de personnage de la rue Peel avait réussi à grands coups de cœur et de marteau à gravir un à un les échelons de la société pour finalement réussir à se payer un luxueux 5 ½ à Westmount.
Toujours un peu confus et incapable d’abandonner ses vieilles habitudes, Gaston Lévesque avait entrepris de se réchauffer en mettant le feu dans la poubelle de sa cuisine. Il se serait ensuite couché dans le garde-manger en oubliant d’éteindre la poubelle. Les pompiers l’ont retrouvé sans vers 22h dimanche soir.
Lorsque les citadins on apprit la triste nouvelles de sa mort hier tôt en mâtiné, l’on pouvait clairement sentir le désarroi et le chagrin. Un usagé du métro Peel résuma bien l’ambiance régnant en cette journée. « Comment est-ce que je vais pourvoir m’habituer à aller travailler sans avoir un nœud dans l’estomac? Sans craindre pour ma vie? »
Le maire Tremblay a annoncé qu’un projet pour la construction d’une statue grandeur nature de Gaston allait être mis en branle sous peu.
Le fil de presse 22:59
(www.lefildepresse.com) Dans une situation sans précédent, Patrick Huard a signé une entente avec Cinéma Guzzo portant sur 8 films pour un montant de 40$. Il semblerait que Huard aurait même financé l’entente lui-même en argent liquide en sortant deux billets de vingt dollars de la poche de son pantalon. Le commis du cinéma lui aurait alors remis les huit coupons
« Ceci est une très bonne affaire, » a commenté le vice-président exécutif, Vincenzo Guzzo. « Patrick Huard a le flair pour les bons films et nous savons que s’il décide d’aller en voir un, d’autres se déplaceront pour aller le voir également. »
Pour Huard cette entente lui sauvera entre 1.99$ et 3.99$ par films selon le jour de la semaine où il fera son visionnement en compagnie de gens qui eu auront payé le plein prix. Mais bien que cette entente soit profitable pour Huard, plusieurs croient que ce sera surtout Cinéma Guzzo qui ressortira comme étant le grand gagnant de cette entente.
« C’est certain que Cinéma Guzzo fait une meilleure affaire qu’il n’en paraît au premier coup d’œil, » explique Martin Petit, un régulier acheteur de billet de cinéma. « Patrick emmènera vraisemblablement au moins une personne avec lui lorsqu’il ira voir les films. De plus avec un gros popcorn et deux barbotines aux fraises à chaque représentation, Huard aura en bout de ligne payé un supplément dans les environs de 160$ après avoir vu les huit films. »