Archives de Le fil de presse  

Il ne reste plus que deux sources d’affection humaine Lundi, mai 21 2007 

TrisomieLa semaine dernière, les chercheurs du Département de Comportement Humain de l’Université McGill ont fait une découverte qui risque de bouleverser les relations interpersonnelles de notre société. Ils ont annoncé que l’affection humaine, qui se décrit comme un rapport chaleureux entre deux être humains, n’est maintenant disponible que par deux type de sources : les grands-parents nés avant 1950 et les enfants souffrant de Trisomie 21.

Tous les autres groupes de la population nord-américaine ont été tellement exposé au cynisme et à la vie rapide d’aujourd’hui qu’il leur est maintenant impossible d’émettre des gestes d’affections réels.

Plus de 8000 entrevues ont été effectuées et il en ressort que bien que la majorité des gens aimeraient pouvoir donner et recevoir de l’affection, ils en sont simplement incapables. Le docteur Desrosiers cite comme exemples Paul Dubois, de La Plaine, qui n’a jamais dit un seul mot doux à son fils Pierre, et Johanne Plourde, la secrétaire qui apporte souvent des muffins aux gens du bureau, mais qui le fait pour des motifs égoïstes afin d’aider sa carrière.

«Au début de l’étude, nous ne trouvions aucun signe d’affection dans l’ensemble de la population. Puis, nous sommes tombé sur des groupes de personnes âgées et d’enfants attardés chez qui nous avons découvert des traits tel que donner des caresses au premier venu, aimer les ballons, se tenir par la main et accepter de chanter en groupe. Ces gens sourient même sans avoir de motif ultérieur.»

Les recherchistes ont tenté à plusieurs reprises d’unir dans une pièce fermée une personne âgée ou un enfant trisomique avec une personne qui n’est ni vieille ni attardée. Cachés derrière un faux miroir, les recherchistes observaient ce qui se déroulait. «À chaque fois, c’était la même chose. À l’intérieur de 30 secondes, le grand-parent ou l’enfant trisomique s’approchait de l’autre personne en disant “Je t’aime” ou en leur offrant de leur acheter de la crème glacée. Et, à chaque fois, l’autre personne réagissait en se retirant le plus loin possible dans la pièce. La disparité entre les deux groupes était saisissante.»

Reconnaissant que l’affection humaine est aussi importante pour la survie de l’espèce que de boire et manger, les recherchistes ont tenté de mettre sur pied des activités pour construire des châteaux de cartes ou des courses à trois pattes, mais sans succès. Tous les participants, n’étant ni grands-parents ni trisomiques, n’ont éprouvé aucune joie.

Malgré ces insuccès, le docteur Arthur Desrosiers est d’avis qu’il faut absolument continuer d’essayer. «Bien que dans notre ignorance, nous nous moquons parfois de ceux dont la vie achève et de ceux qui souffrent de mongolisme, il n’en demeure pas moins que ces derniers sont notre seul espoir de survie.»

Pierre Curzi se fait réprimander par Pauline Marois Jeudi, mai 17 2007 

Pierre Curzi(www/lefildepresse.com) Le Parti Québécois continu son chemin dans la tourmente alors que l’édition de mercredi de l’hedbomadaire «Politiciens d’Aujourd’hui» révèle que le député Pierre Curzi s’est fait réprimander par Pauline Marois pour ne pas avoir réussi à sembler occupé.

D’après Politiciens d’Aujourd’hui, Pierre Curzi s’est initialement fait remarqué le 11 mai dernier alors qu’il était assis de façon non-productive sur sa chaise pendant plus de trois heures, navigant l’Internet, jouant à Solitaire et formant de petits animaux à l’aide de trombones à papier. Pendant tout ce temps, Curzi ne faisait rien pour cacher son inactivité aux autres membres de son parti.

C’est vers 15h10, alors que Curzi s’est mis à jouer la chanson «Le blues du businessman» sur un harmonica que des membres du parti ont décidé de mettre madame Marois au courant de la situation.

«Je suis très surprise de l’attitude de monsieur Curzi» a révélé Pauline Marois, qui est présentement seule dans la course à la chefferie du parti. «Je sais qu’il n’est en politique que depuis quelques semaines, mais Pierre Curzi doit pourtant savoir que sembler être occupé est l’une des responsabilités les plus importantes qu’a un député.»

Marois admet qu’un député n’a pas grand-chose à faire durant le cours d’une journée typique et qu’il peut être difficile pour un homme dans la position de Pierre Curzi de sembler occupé tout le temps, «mais ce sont les impôts des citoyens qui paient nos salaires et avoir l’air de faire une quelconque activité est la moindre des choses si on ne veut pas se mettre la population à dos.»

Comme l’on pouvait s’y attendre, l’ADQ et le Parti Libéral du Québec ont bien sur demandé à ce que Pierre Curzi soit réprimandé plus fortement que part une simple gifle sur la main.

«Ce n’est pas surprenant que le peuple a perdu son allégeance au PQ lorsqu’on retrouve un député élu tel Pierre Curzi qui ne prend même pas la peine de faire semblant d’être en train de travailler!» a déclaré Mario Dumont. «Je veux bien admettre que je n’ai pas toujours quelque chose à faire durant la journée, mais au moins, je fais toujours un effort pour avoir l’air productif. Je tiens le téléphone dans ma main, je bouge les papiers sur mon bureau. Ce qu’a fait Pierre Curzi est inexcusable!»

Un couple approfondi ses expériences sexuelles grâce au Kamasutra pour les nuls Lundi, mai 14 2007 

Kamasutra(www.lefildepresse.com) Mariés depuis 1999, Julien et Stéphanie Bérard se sont mis d’accord le mois dernier sur le fait que leur couple pourrait bénéficier d’un peu de diversité. C’est avec cette idée en tête qu’ils se sont procuré le livre «Le Kamasutra pour les nuls».

«Ce livre a changé notre vie» raconte Julien. «Avant de lire Le Kamasutra pour les nuls, nous n’avions pas idée du profond niveau d’insatisfaction sexuelle que nous pouvions avoir.»

C’est en tentant de mettre en pratique les conseils du livre que le couple s’est ouvert l’esprit à un nouveau monde de frustration où les limites de l’insatisfaction sont repoussées sans cesse.

L’un des premiers chapitres du livre recommande aux deux époux de s’imaginer comme des manifestions du couple éternel Indien, Shiva et Shakti. En comparant leurs physiques, bien sous la moyenne et déplaisant à regarder, le couple a atteint un nouveau niveau de perte d’estime personnelle et de confiance en soi.

«Le Lingam de Julien (nom indien pour l’organe masculin) est très petit et flasque. Une risée en comparaison du sceptre d’amour rigide de Shiva. À côté de lui, Julien n’est qu’un gamin» nous explique Stéphanie, devant son mari embêté.

Le couple raconte comment l’exercice pratique du chapitre 11 avait terminé avec une visite à l’hôpital pour Stéphanie. «Nous devions faire l’hélicoptère, position où mon épouse devait s’assoir sur moi et tourner comme une roue sur l’axe de mon Lingam. Stéphanie fut incapable de serrer son Yoni (nom indien pour l’organe de la féminin) suffisamment autour de mon Lingam et elle est tombée tête première.»

«Je croyais que je ressentais de la frustration auparavant», raconte Stéphanie, «mais, petit à petit, j’atteind des niveaux auxquels je n’aurais pu imaginer il y a à peine un mois.» Julien abonde dans le même sens : «Notre vie sexuelle était insatisfaisante auparavant, mais c’est grâce à ce livre que j’ai réussi à comprendre combien elle pouvait devenir pire.»

Le Sida: une façon efficace de maintenir la perte de poids Mercredi, mai 2 2007 

Perte de poids(www.lefildepresse.com) Le professeur Paul Meunier de l’Université McGill a soumis mardi matin les résultats de plus de 2 ans d’études sur l’impact du Sida sur la perte de poids. Contrairement à la plupart des autres techniques pour perdre du poids, les gens qui perdent du poids grâce au Sida ne le regagnent pas au bout de quelques mois.

« J’étais obèse et craintive de me rendre dans des soirées publiques. Le Sida m’a aidé à pouvoir porter des robes que je n’avais pas portées depuis le secondaire » raconte Lyne, qui a débuté le programme Sida il y a 9 mois.

Le docteur Jean Monette, de la clinique de dépistage des infections transmissibles sexuellement, confirme l’étude du professeur Meunier : « Le Sida aide à contrôler votre appétit, ce qui entraîne une perte de poids. Grâce à cela, vous pouvez goûter, mâcher et prendre plaisir à manger. Et ce qui supprime votre appétit dans le Sida n’est pas un stimulant. »

C’est ce dernier facteur qui a décidé Linda St-Cyr à essayer ce procédé. « Le Sida m’a aidé à perdre du poids et il ne contient aucun ingrédient pouvant augmenter ma nervosité ou me rendre irritable. » En juin dernier, St-Cyr faisait osciller la balance à 183 livres. Depuis qu’elle fut diagnostiquée sidatique, l’heureuse jeune femme a réduit son poids à 96 livres seulement. « Je n’y serais jamais arrivée sans le Sida » confie-t-elle.

Un autre facteur jouant positivement pour le Sida est le fait qu’il a un taux de succès final de près de 100%. Alors que les gens ont tendance à abandonner les autres méthodes pour perdre du poids, ceux qui utilisent le Sida ne reviennent jamais en arrière. « Pourquoi prendre des pilules pour perdre du poids alors que vous pouvez utiliser le Sida? Le Sida permet de perdre du poids de façon sécuritaire et efficace. N’utilisez que selon les instructions du médecin » recommande le professeur.

Combien vaut le petit Charles? Dimanche, avr 29 2007 

Combien vaut Charles?(www.lefildepresse.com) Les négociations entre les ravisseurs du petit Charles Boutillier et les parents de ce dernier n’ont pas progressé depuis 24 heures. Le bambin de 5 ans a été kidnappé dimanche matin dans un parc situé à deux rues de sa demeure.

Incapable de mettre un prix sur la tête de leur victime, les ravisseurs hésitent à contacter les parents. «Nous ne voulons pas miser trop haut ni trop bas», raconte Serge Choquette, l’un des deux ravisseurs. «Il est difficile de deviner combien vaut réellement l’enfant.»

C’est le partenaire de Choquette, Simon Galarneau, qui serait à la tête de l’enlèvement. «Quand [Simon] Galarneau m’a dit qu’on enlèverait le petit gars, je pensais qu’il avait déjà le montant en tête. Cela me rend fou d’inquiétude à force de me demander si on ne se donne pas tout ce trouble pour rien.»

«Je ne veux pas demander 10 000$ pour ensuite apprendre que les parents sont millionnaires et qu’ils auraient payé beaucoup plus. D’un autre côté, on aurait l’air fou de demander 200 000$ et d’être obligés de rabaisser notre prix parce que le père ne fait que 40 000$ par année. C’est très délicat.»

Choquette a révélé avoir demandé au petit Charles combien il valait quelques minutes après son enlèvement. «Il s’est mis à pleurer et on ne pouvait rien tirer de lui. Je me suis alors rendu chez Toy’s R’ Us pour acheter un Nintendo Wii afin qu’il arrête de paniquer. C’est certain qu’on a l’intention d’inclure ces dépenses dans le prix qu’on demandera aux parents.»

Une fois qu’il a cessé de pleurer, le petit Charles aurait révélé à ses ravisseurs que ses parents paieraient bien sept trillard de billions pour le revoir. «On est pas plus avancé» a admis Choquette.

Ayant presque totalement épuisé leurs réserves financières en jeux et en bonbons au chocolat, Choquette et Galarneau laissent entendre qu’ils pourraient rendre l’enfant aux parents d’ici ce soir pour une somme approchant 2000$. «On est fatigué d’essayer de le divertir et de se casser la tête à trouver le chiffre magique. Par contre, on veut être rémunéré convenablement pour nos efforts et pour ce qu’on a investi dans cet enlèvement.»

Un scientifique distrait égare la cure pour l’Alzheimer Jeudi, avr 19 2007 

Scientifique distrait (www.lefildepresse.com) Après avoir dédié cinquante années de sa vie à trouver une cure pour l’Alzheimer, le professeur Bruno Simard a annoncé mardi qu’il a finalement mis au point un médicament efficace à 100% pour guérir et renverser les effets de l’Alzheimer. Il croit que ce remède miracle se trouve quelque part chez lui ou bien à son bureau.

Ce remède, selon lui, renverserait la dégénération des cellules du cerveau, permettant aux victimes de l’Alzheimer de recouvrir la mémoire et la lucidité. Le professeur venait de tester avec succès son nouveau remède qu’il a nommé le Zéphirin-12 sur deux patients de la résidence Angélima la semaine dernière. Au bout de 48 heures, les patients, un homme de 74 ans et une femme de 59 ans, avaient déjà retrouvé 95% de leurs facultés et leurs progrès ont continué dans les jours qui suivirent.

«Je suis évidemment bien satisfait d’avoir trouvé la façon de guérir l’Alzheimer, explique le professeur Simard en cherchant parmis un tas de papier de son bureau, mais je serais encore plus satisfait si je savais où j’ai mis mes notes.»

Simard raconte qu’il se rappelle que la création de la pilule miracle est ridiculement peu dispendieuse et que le médicament pourrait être ainsi offert à tous ceux qui en ont besoin. «Cela coûte environ le prix d’un cartable d’école, explique Simard en se grattant la barbe. Hmmm… Il se pourrait que ce soit dans un tel cartable que mes notes se trouvent. Il y en avait un sur ma table de cuisine mais il ne s’y trouve plus.»

Alors que le professeur distrait s’attarde à retracer ses pas des derniers jours en essayant de trouver où il aurait pu avoir mis la cure, le reste de la communauté médicale est déjà réjouie par la découverte, peu importe où elle se trouve. «Ceci change les données pour tous ces patients autrefois jugés incurable, raconte son collègue, le docteur Chartrand. Dès que la trouvaille du professeur Simard sera retrouvée à nouveau, nous nous pencherons sur la fabrication de masse. A-t-il regardé dans son coffre à gants?»

Informé des propos de Chartrand, Simard a laissé savoir qu’il ne possède pas d’automobile, car il perdait toujours ses clés. «Cela doit bien faire dix ans que je me déplace en autobus, explique le professeur Simard. Hé merde! Est-ce que j’aurais laissé mes papiers sur le siège de l’autobus?»

«Maintenant que j’y pense, il me semble que j’avais mis mes papiers dans mon attaché-caisse en cuir noir» dit Simard. Au moment d’aller sous presse, le professeur tentait toujours de se rappeler où il avait mis son attaché-caisse en cuir noir.»

La forêt vierge aurait provoquée ses agresseurs selon les avocats de la défense Jeudi, avr 19 2007 

La forêt vierge(www.lefildepresse.com) Mauricie, QC – C’est mardi dernier que se poursuivait le procès dans lequel Hydro-Du-Nord est accusé par Richard Desjardins d’avoir défloré 40 000 kilomètres carrés de forêt auparavant vierge. La défense a laissé savoir qu’elle entendait prouver que la forêt vierge aurait provoquée ses agresseurs.

«Bien qu’il est déplorable que la forêt fut déflorée par notre client, elle n’aurait jamais dû montrer ses atouts majestueux ni ses grands arbres en la présence d’Hydro-Du-Nord si elle ne voulait pas que les choses allent plus loin, explique l’avocat Paul Beaulieu. N’importe quel développeur d’électricité se retrouve avec des idées impures lorsqu’il se retrouve face à une telle beauté vierge.»

«Ce qu’il faut retenir, a poursuivi Beaulieu, c’est que si vous êtes pour agacer les autres en montrant au grand jour vos abondantes ressources naturelles, il ne faut pas vous surprendre des conséquences par la suite.»

L’opinion publique sur le sujet est partagée. Alors que certains, dont Roy Dupuis et Richard Desjardins, qui trouvent inconcevable qu’une parcelle de terrain se fasse violer par de grosses corporations jusqu’à ce que tout soit ravagé, d’autres sont d’avis qu’une telle action est tolérable si le terrain envoie des signaux mixtes.

«Hydro-Du-Nord avait toutes les raisons de croire que la forêt désirait ce qui est arrivé, a témoigné Joël Côté, un bûcheron de l’endroit. On a juste à regarder où elle était au moment de l’incident. Elle était dans un endroit isolé, a plus de 50 kilomètres de la route la plus proche. Que faisait la forêt dans un endroit si loin si elle ne recherchait pas le trouble?»

«Lorsqu’une forêt s’habille avec une flore de toutes les couleurs et senteurs, c’est évident qu’elle court après, continue Côté. Bien sûr, le procureur tentera de faire valoir que ces belles fleurs étaient pour attirer les abeilles et mouches noires et non de grosses corporations. Mais comment mon client aurait-il pu se douter de cela? Quand cela fut-il clair que cette forêt voulait attirer et se donner à une seule et unique espèce?»

Les avocats de la défense ont également fait l’étalage de plusieurs évènements du passé de la forêt démontrant que cette dernière a une réputation comme étant facilement exploitée. «Croyez-moi, cette forêt n’est plus vierge depuis longtemps.»

Recherche d’une cure pour l’amnésie suite à un choc Mardi, avr 17 2007 

Coup sur tête(www.lefildepresse.com) Des spécialistes en neurologie de plusieurs pays se sont réunis en France lundi pour discuter de nouvelles trouvailles dans la lutte contre l’amnésie causée par un coup à la tête. Selon le docteur Hubert Renaud, plus de 15 millions de personnes dans le monde souffriraient de cette situation autrefois jugée incurable.

C’est à la suite du visionnement de plusieurs feuilletons télés que l’idée aurait germée dans la tête du docteur Renaud. «L’amnésie par choc cause à ses victimes à oublier qui sont leurs amis ou même, dans certains cas, leur nom, explique Renaud. Selon ce que j’ai pu étudier à travers divers feuilletons, il semble que nous pourrions renverser la situation en reproduisant à nouveau le choc initial.»

Les spécialistes réunis se sont donné pour mission de trouver comment répliquer les coups produits initialement par des enclumes, pots de peinture et autres articles causant souvent la perte de mémoire. La précision est de rigueur, car si l’angle ou la force d’impact est inadéquat, certains effets secondaires peuvent se faire sentir. Parmi ceux-ci les plus répandus sont les hallucinations de petits oiseaux ou étoiles volants au-dessus de la tête frappée.

«J’ai même vu certains cas, notamment avec l’enclume, explique Renaud, où la tête prenait la forme de l’objet utilisé pour la frapper. La méthode n’est pas encore tout à fait au point mais nous nous rapprochons du but. »

Le télémarketing pourrait n’être qu’un outil de vente Lundi, avr 16 2007 

TelemarketingC’est par un beau samedi matin ensoleillé que le téléphone de Lucienne Blanchard, 67 ans, s’est mis à sonner. Une fois que la sexagénaire a répondu, une voix chaleureuse lui dit : «Bonjour madame Blanchard. Comment allez-vous?» Mise en confiance par cette belle entrée en matière, Lucienne Blanchard s’est mise à discuter avec l’interlocutrice et au bout de 7 minutes, elle venait d’acheter un séjour d’une semaine à St-Sauveur pour 500$, une douzaine de balles de laine et un abonnement d’un an au magazine Âge Plus.

Ceci semble anodin et inoffensif à première vue, mais une étude publiée par le CMA lundi de la semaine dernière indique que les agents de télémarketing pourraient ne pas être sincères lorsqu’ils vous demandent comment vous allez.

«La plupart des agents de télémarketing ne font que lire les instructions fournies par leur employeur, explique Maurice Desjardins, responsable de l’étude sur les compagnies de télémarketing. Leur but est de vous mettre à l’aise pour ensuite vous vendre un produit ou pour demander que vous fassiez une donation à une œuvre quelconque. Même s’ils semblent gentils, pour eux ce n’est qu’un boulot.»

Les résultats annoncés dans le rapport de Desjardins, qui n’a été rendu public que depuis quelques jours, ont créé beaucoup de remous auprès des gens qui répondent lorsque le téléphone sonne. Les personnes âgées, en particulier, semblent durement touchées.

«Si je ne peux faire confiance aux agents de télémarketing, à qui puis-je bien faire confiance? demande Claire Touchette, 37 ans, avec un trémolo dans la voix. Puis-je croire ce que raconteront mon époux ou mes amis lorsqu’ils appelleront pour prendre de mes nouvelles?»

Les agents de télémarketing eux-mêmes ne seraient pas à blâmer selon Maurice Desjardins. «Ce sont des gens sous-éduqués, à peine employables et sans habilité aucune. Ils ne font que suivre les directives de leurs employeurs qui menacent de ne pas les payer leur 7,20$ de l’heure si ces derniers ne produisent pas au moins une vente à l’heure.»

Malgré toutes les évidences de fourberies démontrées dans le rapport de 1247 pages, plusieurs personnes âgées refusent de croire que la personne au bout du fil n’est pas sincère lorsqu’elle leur demande comment ils vont. «Écoutez-moi bien, dit Solange Provost, 81 ans, cela ne me dérange pas du tout de m’abonner à Auto Hebdo ou aux Pages Jaunes si cela peut aider un peu ces gentilles personnes à l’accent indien qui prennent le temps de me demander comment je vais.»

«Cela fait des années que les agents de télémarketing m’appellent au moins une fois par semaine. C’est beaucoup plus que je ne peux en dire de mes enfants.»

Le maniaque des bas prix frappe encore Dimanche, avr 15 2007 

Le maniaque des bas prix frappe encore(www.lefildepresse.com) La soirée de vendredi dernier a mal tournée pour le personnel du Wal-Mart situé sur la montée Masson à Mascouche, alors qu’un maniaque armé d’un fusil d’étiquetage a fait irruption dans le magasin vers 18h30. La police suspecte que ce serait le même individu qui avait attaqué Future Shop la semaine dernière.

L’homme portant une cagoule blanche qui laissait paraître ses gros sourcils est tenu responsable d’avoir descendu le prix de certains articles jusqu’à 80 pourcents. «En une seule soirée, nous avons perdu plus de 148 000$ en rabais» raconte Robert Dufort, gérant de nuit.

Les clients et employés de diverses sections du Wal-Mart furent pris en otage, département par département, alors que le maniaque les tenait en joue avec son fusil pour étiqueter. Ce n’est que lorsque les gardes de sécurité se sont mis à tirer en sa direction que l’homme a pris la fuite.

Dufort est d’avis que le maniaque est probablement un ancien employé. «Son fusil pour étiqueter était un modèle récent. Dès son arrivée, il s’est dirigé vers le département de l’électronique, sachant bien que cela nous ferait très mal.»

Le gérant nous pointe un téléviseur LCD de 37 pouces, anciennement vendu pour 1750$ et maintenant disponible pour 245$ depuis l’attaque de vendredi. « Tout nos profits partis en fumée», sanglote Dufort.

Les enquêteurs du département de police locale tentent d’établir le profil du maniaque toujours au large. «C’est évidemment quelqu’un qui est habitué aux bas prix et qui est prêt à tout pour économiser. Probablement un homme de race italienne, ou bien un juif. Quelqu’un craignant l’inflation ou ayant connu la misère. Nous estimons qu’il doit avoir plus de 40 ans et est possiblement divorcé ou monoparental.»

La police demande aux magasins des environs d’être très vigilants. «Nous ignorons combien d’étiquettes il possède encore, raconte l’inspecteur Guy Cormier, mais il a démontré un sang-froid et une détermination formidable et serions surpris qu’il disparaisse sans au moins tenter de réussir une attaque aux rabais dans un Zellers ou Canadian Tire en premier.»

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