Il ne reste plus que deux sources d’affection humaine Lundi, mai 21 2007
Le fil de presse 22:28
La semaine dernière, les chercheurs du Département de Comportement Humain de l’Université McGill ont fait une découverte qui risque de bouleverser les relations interpersonnelles de notre société. Ils ont annoncé que l’affection humaine, qui se décrit comme un rapport chaleureux entre deux être humains, n’est maintenant disponible que par deux type de sources : les grands-parents nés avant 1950 et les enfants souffrant de Trisomie 21.
Tous les autres groupes de la population nord-américaine ont été tellement exposé au cynisme et à la vie rapide d’aujourd’hui qu’il leur est maintenant impossible d’émettre des gestes d’affections réels.
Plus de 8000 entrevues ont été effectuées et il en ressort que bien que la majorité des gens aimeraient pouvoir donner et recevoir de l’affection, ils en sont simplement incapables. Le docteur Desrosiers cite comme exemples Paul Dubois, de La Plaine, qui n’a jamais dit un seul mot doux à son fils Pierre, et Johanne Plourde, la secrétaire qui apporte souvent des muffins aux gens du bureau, mais qui le fait pour des motifs égoïstes afin d’aider sa carrière.
«Au début de l’étude, nous ne trouvions aucun signe d’affection dans l’ensemble de la population. Puis, nous sommes tombé sur des groupes de personnes âgées et d’enfants attardés chez qui nous avons découvert des traits tel que donner des caresses au premier venu, aimer les ballons, se tenir par la main et accepter de chanter en groupe. Ces gens sourient même sans avoir de motif ultérieur.»
Les recherchistes ont tenté à plusieurs reprises d’unir dans une pièce fermée une personne âgée ou un enfant trisomique avec une personne qui n’est ni vieille ni attardée. Cachés derrière un faux miroir, les recherchistes observaient ce qui se déroulait. «À chaque fois, c’était la même chose. À l’intérieur de 30 secondes, le grand-parent ou l’enfant trisomique s’approchait de l’autre personne en disant “Je t’aime” ou en leur offrant de leur acheter de la crème glacée. Et, à chaque fois, l’autre personne réagissait en se retirant le plus loin possible dans la pièce. La disparité entre les deux groupes était saisissante.»
Reconnaissant que l’affection humaine est aussi importante pour la survie de l’espèce que de boire et manger, les recherchistes ont tenté de mettre sur pied des activités pour construire des châteaux de cartes ou des courses à trois pattes, mais sans succès. Tous les participants, n’étant ni grands-parents ni trisomiques, n’ont éprouvé aucune joie.
Malgré ces insuccès, le docteur Arthur Desrosiers est d’avis qu’il faut absolument continuer d’essayer. «Bien que dans notre ignorance, nous nous moquons parfois de ceux dont la vie achève et de ceux qui souffrent de mongolisme, il n’en demeure pas moins que ces derniers sont notre seul espoir de survie.»
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C’est par un beau samedi matin ensoleillé que le téléphone de Lucienne Blanchard, 67 ans, s’est mis à sonner. Une fois que la sexagénaire a répondu, une voix chaleureuse lui dit : «Bonjour madame Blanchard. Comment allez-vous?» Mise en confiance par cette belle entrée en matière, Lucienne Blanchard s’est mise à discuter avec l’interlocutrice et au bout de 7 minutes, elle venait d’acheter un séjour d’une semaine à St-Sauveur pour 500$, une douzaine de balles de laine et un abonnement d’un an au magazine Âge Plus.
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